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- C'est dans cette rubrique que
vous trouverez toutes les informations se rapportant aux activités
du groupe libertaire Jules Durand. Vous pourrez aussi y consulter
nos brêves et autres coups de gueule concernant l'actualité
locale, nationale ou internationale. Nous y indiquerons aussi
les dates des rendez-vous militants et des manifestations ou
actions prévues à travers toute l'Europe. Cliquez
ici pour nous envoyer les infos ou dates
que vous souhaitez voir apparaître dans cette page.
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- Solidarité avec
l'ASTIH
- Depuis plus de vingt ans, l'Association
de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés (ASTI)
du Havre milite pour l'égalité des droits pour
tous, Français, étrangers et apatrides. Torpillée
par la municipalité havraise (RPR), l'ASTI est aujourd'hui
en danger. En clair, l'ASTIH paie chèrement sa participation
active au Collectif de soutien aux Sans-Papiers.
- Les compétences et la
qualité du travail réalisé par l'ASTIH sont
reconnus par de nombreux partenaires associatifs (Ligue des Droits
de l'Homme, Médecins du Monde, CCFD, Cimade...) et institutionnels
(DDASS, villes voisines...). Initiatrice de nombreuses luttes
contre les discriminations, porteuse de projets favorisant la
promotion humaine, sociale et culturelle des personnes étrangères
ou issues de l'immigration, l'ASTIH est actuellement en bien
mauvaise posture.
- Depuis 1997, la Ville du Havre
fait obstacle au financement des projets de l'ASTIH dans le cadre
du Contrat de Ville. Cette embrouille sert de prétexte
au FAS (Fonds d'Action Sociale) pour refuser toute subvention.
La défection de ces organismes, principaux financeurs
de l'ASTIH jusqu'en 1998, est donc très inquiétante.
- L'ASTIH est la seule structure
au Havre à tenir des permanences destinées aux
personnes qui veulent constituer des dossiers de séjour.
En 1998, l'ASTIH a réalisé 2000 entretiens individuels
lors de permanences sociales et juridiques. En 1999, 1300 accueils
ont été traités bénévolement.
Si l'ASTIH fermait, où iraient les personnes victimes
de l'incompréhension des administrations ?
- L'ASTIH ne désarme pas.
Pendant la crise, les permanences se poursuivent et le travail
ne manque pas ! Parallèlement, un atelier d'expression
pour les femmes est maintenu à bout de bras. Les femmes
d'origine étrangère peuvent s'y exprimer librement
sur les sujets de leur choix, santé, éducation...
Un projet de rencontre entre associations humanitaires et associations
villageoises était aussi envisagé pour évaluer
l'efficacité d'actions pas toujours en accord avec l'attente
des populations concernées.
- L'ASTIH aimerait également
recenser les artistes issus des communautés immigrées
pour aider à leur développement et à leur
promotion. Mais, faute de moyens, les militants de l'ASTIH sont
réalistes. Pour le moment, soutenus par la FASTI, ils
consacrent tous leurs efforts à la survie des permanences.
Pour cela, il faudrait qu'ils puissent continuer à payer
leur loyer, le téléphone, l'électricité.
Et il n'y a plus un rond dans la caisse... Même si la Ville
du Havre et le FAS revenaient à de meilleurs sentiments
(on peut rêver), même si d'autres financeurs se présentaient,
les fonds ne tomberaient pas avant juin 2000. C'est à
dire trop tard.
- Pour traverser cette mauvaise
période, l'ASTIH lance une souscription et organise un
concert de soutien. Il aura lieu le samedi 5 février 2000,
de 18 heures à minuit, dans la salle François-1er,
au Havre. Aminima, Chantyman, High Scream, Monkberry, Ness&Cité,
Red Lézard, Rymel, Karim Gani, Tahar Abid et Cheb Samir
sont au programme. Entrée 30F. On peut aussi envoyer des
dons à l'ASTIH, 2 rue Amiral-Courbet 76600 Le Havre. Infos
au 02 35 26 00 91. Paco
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- La plus longue des guerres
- Christophe Colomb aurait mieux
fait de se casser une jambe le 12 octobre 1492 au lieu de "découvrir"
l'Amérique. En 1999, la guerre des Blancs contre les Indiens
n'est pas terminée. Depuis 1976, Leonard Peltier, militant
anishinabe-lakota de l'American Indian Movement (AIM), croupit
injustement dans les geôles du pays qui prétend
être un modèle pour le monde entier.
- L'affaire Peltier remonte aux
années soixante-dix (voir les lib' d'avril et de mai 86).
Au printemps 75, soit deux ans après le siège de
Wounded Knee, les Anciens de la réserve de Pine Ridge
(Dakota du sud) demandèrent la protection des guerriers
de l'AIM dont Leonard était l'un des leaders. Ceux-ci
avaient pour tâche de repousser les agressions meurtrières
de bandes armées dignes des commandos de la mort guatémaltèques.
Le 26 juin de cette année-là, dans le village d'Oglala,
deux hommes en civil (qui se révélèrent
être des agents du FBI) prirent en chasse un véhicule
conduit par un homme qu'ils prenaient pour un voleur de bottes
! Dans la confusion, une fusillade éclata. Un Indien et
les deux flics furent tués. Quelques jours plus tard,
un mandat d'arrêt fédéral fut lancé
contre quatre membres de l'AIM, dont Peltier. Craignant pour
sa vie, Peltier se réfugia au Canada où il demanda
l'asile politique. Arrêté en 1976 et extradé
sur la base d'un faux témoignage, Leonard se retrouva
pris dans l'étau d'une machination. Après un procès
truqué, il a été condamné, en 1977,
à deux fois la prison à perpétuité.
Entre temps, ses compagnons Bob Robideau et Dino Butler furent
arrêtés, jugés à Cedar Rapids et acquittés
pour les mêmes faits. Malgré de nombreux éléments
qui démontrent les irrégularités du FBI
(notamment la falsification d'un rapport balistique), Leonard
est toujours derrière les barreaux. Après la libération
de Mandela et de Serfaty, Peltier est devenu l'un des plus vieux
prisonniers politiques au monde. Triste record.
- En 1993, un nouveau procès
a été refusé à Leonard. Il a été
dit que son cas ne serait pas examié avant 2008. Cyniquement,
la commission des peines estime qu'une libération pourraient
être envisagée en... 2035 !
Face à l'imbroglio politico-judicaire, la solidarité
n'a jamais baissé les bras. Des millions de personnes
de tous pays ont demandé la révision du procès.
Amnesty International, Nelson Mandela, Desmond Tutu, Rigoberta
Menchu, Jesse Jackson, un sénateur américain, des
membres de la Chambre des Représentants, des membres du
Parlement canadien, des assemblées indigènes des
trois Amériques et des gouvernements tribaux ont mis leur
poids dans la balance. Cette année, le Parlement européen
a adopté une résolution demandant une grâce
présidentielle. Seul Clinton pourrait en effet mettre
un point final à ce cauchemar mais, naturellement, il
reste sourd.
- En 1991, Robert Redford a produit
l'excellent film de Michael Apted, Incident à Oglala,
qui fait le point sur l'affaire. Bob Robideau y déclare
qu'il connaît le véritable meurtrier. Il s'agirait
du fameux type que les deux agents poursuivaient. Leonard confirme
mais, pour ne pas être en contradiction avec ses convictions
et l'enseignement qu'il a reçu, il refuse de révéler
le nom de cet homme. Une noble attitude qui désespère
cependant certains de ses proches. Il y a de quoi. La santé
de Leonard, âgé aujourd'hui de cinquante-cinq ans,
est particulièrement alarmante. Une opération de
sa mâchoire s'est très mal déroulée
en 1996. Un médecin indépendant s'est déclaré
prêt à le soigner. Refus des autorités pénitentiaires.
L'an passé, la mâchoire de Leonard était
complètement bloquée et la prison refusait de hacher
la nourriture pour qu'il puisse manger! En mai dernier, Médecins
du monde est intervenu auprès de la Direction des prisons
américaines pour que Peltier puisse recevoir des soins.
Pas de réponse. Jusqu'à quelles extrémités
pourra aller le gouvernement américain pour supprimer
un opposant?
De sa cellule, Leonard, célèbre prisonnier d'une
guerre sans nom, profite de la publicité donnée
à son cas pour attirer l'attention sur les conditions
de détention des prisonniers indigènes et sur les
violations des conventions internationales sur les Droits de
l'Homme aux USA. Par ailleurs, Peltier soutient le combat de
Mumia Abu-Jamal (voir encadré). Leonard demande notamment
à tous ses supporters d'agir pour faire sortir Mumia du
couloir de la mort. Le message a été reçu
en France comme le prouvera le rendez-vous prévu le 9
octobre prochain, à partir de 15 heures, au centre culturel
Georges-Pompidou, à Vincennes, dans le cadre de la Journée
internationale de solidarité avec les peuples indiens
des Amériques. Les combats de Leonard et de Mumia seront
présentés avec celui de tous les Amérindiens
en lutte. Stands, films, débats, expos, concert sont au
programme. Infos
chez Nitassinan-CSIA BP 372 75526 Paris cedex 11. Tél:
01 43 73 05 80
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- Sauver Mumia !
- Ex-militant des Panthères
Noires, journaliste afro-américain surnommé La
voix des sans-voix, Mumia Abu-Jamal a été condamné
à mort en Pennsylvanie, en 1982, après un simulacre
de procès qui l'accuse d'avoir tué un policier
blanc. Depuis longtemps, l'Amérique nous a habitués
aux parodies de justice. On se souvient des cinq de Chicago,
de Sacco et Vanzetti...
Par le biais d'une loi de 1996 dite « pour une peine de
mort effective », Mumia peut être exécuté
à tout moment. Il y a donc urgence pour l'action. Le fils
Luther King, les enfants Rosenberg, Angela Davis, Salman Rushdie,
Noam Chomski, le Parlement Européen, des dizaines de milliers
de personnes dans le monde (dont les libertaires) demandent la
libération de Mumia et l'abolition de la peine de mort
aux USA. Une délégation française s'est
rendue à la grande manifestation de Philadelphie en avril
dernier. Danielle Mitterrand et une députée européenne
sont allées visiter Mumia dans sa prison. Des dockers
de la côte Ouest des Etats Unis et des enseignants du Brésil
ont déclenché des grèves pour sa libération.
En juin, lors du passage de Clinton à Paris, la bibliothèque
américaine a été occupée. Une nouvelle
manif s'est tenue à Paris le 25 septembre et des piquets
de protestation ont lieu tous les mercredis, à 18 heures,
devant l'ambassade américaine. Les éditions Le
Temps des Cerises ont aussi édité le livre de Mumia,
La mort en fleurs, ouvrage couronné par le Prix des Amis
de la Commune. Les bénéfices vont à la défense
de Mumia. Infos
au Comité de soutien international à Mumia Abu-Jamal
et aux prisonniers politiques aux Etats-Unis (COSIMAPP) c/o librairie
Le Point du jour 58, rue Gay-Lussac 75005 Paris
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- Guerre
aux labos
Pendant
quinze ans, les laboratoires ont dégagé d'énormes
profits, grâce à nous. Consommateurs captifs de
ces molécules qui retardaient la mort, activistes exigeants
qui faisions pression sur les agences sanitaires pour en accélérer
la mise à disposition, nous avons enrichi les industriels.
Aujourd'hui, alors que l'épidémie se transforme
dans les pays du Nord et explose dans les pays du Sud, ils tardent
à distribuer les nouvelles molécules attendues
par les patients sur qui tous les traitements ont échoué,
et qui vont mourir ; ils refusent de baisser le prix des médicaments,
exorbitant pour les personnes sans protection sociale ; et ils
retiennent les brevets qui permettraient aux pays du Sud de développer
leur propre industrie et de fournir leurs malades, encore privés
de traitements. C'est que le marché du sida est devenu
moins rentable. 22 millions d'Africains infectés par le
VIH ? ça ne fait pas un marché. Les laboratoires
savent qu'un Africain dépense, en moyenne, moins de 10
dollars par an pour les soins de santé. Or les nouveaux
cocktails de médicaments coûtent 10.000 dollars
par an. Même logique au Nord. Le sida reste la première
cause de décès pour les Noirs américains
? Clientèle insolvable. Privée de protection sociale,
cette population n'a, dans la majorité des cas, pas accès
au luxe des multithérapies.
10% des malades en impasse thérapeutique en France ? Clientèle
trop étroite, et trop risquée. Les laboratoires
savent qu'une
nouvelle molécule donnera de meilleurs résultats
cliniques sur des personnes vierges de traitement, dont le virus
n'a pas appris à résister aux traitements ; ils
ne se risquent pas à lancer un produit destiné
à des personnes déjà lourdement traitées.
Nos vies ne cadrent plus avec le profit tranquille des laboratoires.
Il y a le patient dont rêvent les industriels : un patient
riche, vierge (naïf), aux pathologies connues - une clientèle
sûre. Et puis il y a les patients réels, plus problématiques
: des malades délaissés par les firmes, parce que
trop pauvres ou trop complexes, trop nombreux ou pas assez. Des
périphéries du marché mondial ou des cas
humanitaires, à qui l'on concède, au mieux, des
exceptions « compassionnelles ». L'an dernier, le
laboratoire Merck accordait 100 millions de dollars à
quatre pays d'Afrique, soit une somme inférieure au salaire
annuel de son PDG, et couvrant moins d'un millième des
besoins.
Cette année, avant de céder aux protestations des
associations de malades, le laboratoire Abbott, promettait gratuitement
sa dernière molécule à 40 des 8000 patients
français sur qui tous les autres traitements ont échoué.
On nous trouvera naïfs. On nous dira, à gauche :
« vous découvrez l'eau tiède ; le capitalisme
se moque de vous ; de tous temps, il n'a cherché que son
profit. » Et, à droite : « vous demandez la
lune ; les entreprises font leur métier ; c'est l'Etat,
trop bureaucratique, qu'il faut attaquer. » Peut-être.
Mais l'industrie pharmaceutique a une dette envers les malades
du sida. Il faudra qu'elle la paye.
Act Up-Paris exige des laboratoires :
- qu'ils produisent et distribuent en masse les nouvelles molécules
dont nous avons besoin ;
- qu'ils baissent le prix des traitements, inaccessibles au plus
grand nombre, et qu'ils renoncent à appliquer les mêmes
marges bénéficiaires aux pays en développement
;
- qu'ils cessent leurs pressions sur l'Organisation mondiale
du commerce et sur les gouvernements des pays industrialisés
pour conserver le monopole de la production et de la distribution,
cèdent aux pays en développement les licences nécessaires
à une production locale, et n'interdisent les importations
parallèles.
- Act Up-Paris
- 45, rue Sedaine
BP 287 75525 Paris Cedex 11
tel : 01.49.29.44.75 / fax : 01.48.06.16.74 / E-mail : actup@actupp.org
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- Vers la privatisation
du service auxiliaire de vie au Havre ?
- Suite à la pétition
circulant au Havre et signée par des centaines de personnes
pour le maintien du service auxiliaire de vie du Centre Communal
d Action Sociale ( CCAS), la rédaction du libertaire
a rencontré et interviewé des usagers et des travailleuses
de ce service pour en savoir un peu plus
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- - Le libertaire : Auxiliaire
de vie, cest un métier peu connu. Pouvez-vous nous
expliquer en quoi consiste votre travail et quelles sont vos
attributions ?
- - Tout dabord il faut
savoir que le service auxiliaire de vie est géré
par le C.C.A.S. donc par la Mairie du Havre. On peut lassimiler
à un service public contrairement à diverses associations
privées dont les coûts sont beaucoup trop élevés
pour la majorité des personnes handicapées.
Nous travaillons actuellement auprès dune quinzaine
de personnes handicapées physiques qui vivent à
leur domicile. Nos tâches relèvent de la polyvalence
: lever des personnes, soins divers, toilettes, petit ménage,
courses, parfois aide administrative....Le travail seffectue
principalement le matin et en soirée. Ce qui nous plaît
dans notre métier cest la relation de confiance
qui existe entre les bénéficiaires de ces services
et nous-mêmes. Mais cette relation ne peut exister que
sil y a un suivi des personnes, ce qui devient de moins
en moins la règle depuis une récente réorganisation
du service. Pourtant lutilité et la nécessité
dun lien, dune continuité, ne serait-ce que
pour le confort moral des usagers , devraient être reconnues
primordiales.
Par exemple il nest pas rare que nous ayons à taper
le code dune personne handicapée pour retirer de
largent à la carte bleue. Cest vrai quau
Havre il y a un réel problème daccessibilité
aux billetteries pour les handicapés. Et les exemples
qui demandent des relations de confiance voire de complicité
au quotidien on pourrait les multiplier.
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- - Le libertaire : Depuis quand
fonctionne le service et quen pensent les usagers ?
- - Le service sest créé
en 1982 et à lépoque il y avait une trentaine
de personnes handicapées qui bénéficiaient
de ses prestations.
Aujourdhui on constate quun certain nombre de demandes
sont bloquées. Insidieusement on oriente les refus de
nouvelles prises en charge vers des associations privées.
La municipalité ne parle que de budget , de déficit....En
septembre 1998 Monsieur Rufenacht évoquait un déficit
de plus de 730000F sur un chiffre daffaires de 1959000F.
Le problème cest quon ne sait même pas
doù sortent ces chiffres. Tel un prestidigitateur
sortant un lapin de son chapeau le Maire du Havre sort des chiffres
dont on ne connaît la provenance, la transparence comptable
nétant apparemment pas son fort dans ce domaine
précis.
De plus à notre connaissance, au moins deux personnes
âgées de plus de soixante ans ont été
exclues du service sans compter que des contacts avaient déjà
été pris en 1996 avec des services associatifs
gestionnaires daide à domicile ce qui pouvait laisser
supposer un désengagement progressif de la municipalité
vis-à-vis du service des auxiliaires de vie.
Connaissant la mode actuelle du tout libéralisme et de
son corollaire les privatisations nous ne pouvons quêtre
méfiants et vigilants. Le service auxiliaire de vie est
aussi un enjeu important pour les personnes handicapées
qui désirent être maintenues à domicile,
dabord sur le plan éthique ensuite sur le plan financier.
En effet les usagers de ce service veulent défendre leur
autonomie et leur dignité. Dautre part au niveau
pécuniaire ,actuellement au-delà de 25 heures par
semaine, le coût horaire sélève à
45F ( 50F de lheure en deçà de 25 heures)
et 62F les dimanches et jours fériés. Sil
fallait passer par une association privée, lAllocation
Adultes Handicapés et lAllocation compensatrice
dont disposent les usagers ne suffiraient pas . Une augmentation
substantielle des coûts pour ces derniers se traduirait
de fait par un hébergement en structures spécialisées,
ce qui nest pas le souhait des personnes ayant fait le
choix de vivre à domicile et ce qui serait nettement plus
coûteux pour la collectivité ( le coût en
foyer daccueil sévalue à 700F/jour
).
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- - Le libertaire : En tant que
syndicalistes nous nous intéressons toujours aux conditions
de travail des salariés. Pouvez-vous nous en toucher deux
mots ?
- Aujourdhui 4 titulaires ( Agents sociaux) et une dizaine
de vacataires ( Auxiliaires de vie) sont en poste. Les auxiliaires
de vie sont employées en CDD ( certaines sont vacataires
depuis plus de six ans) et sous-payées bien sûr
(4000F pour 110H quand toutes arrivent à faire autant
dheures). Ce nest pas la même paye quun
Maire PDG, on ne doit pas avoir les mêmes besoins......
Avant 1996 nous navions même pas de contrat, depuis
la précarité continue, aucune titularisation nest
en vue. Certains bureaucrates en sont encore à penser
que nous ne sommes que des femmes de ménage, ils ne connaissent
même pas les différents besoins des handicapés
et ne reconnaissent pas non plus par voie de conséquence
la spécificité de notre travail. Pourtant nous
avons effectué des stages pour apprendre à lever
les personnes, faire les toilettes appropriées......
De plus pour de pseudo raisons de plannings, cest devenu
à la mode de faire des changements dans les affectations
des auxiliaires auprès des usagers, sans tenir compte
des problèmes que cela pose : relations établies
sur une base de confiance, connaissance et adaptation aux handicaps.....Pour
les bénéficiaires cela se traduit par lobligation
daccepter différents intervenants ( ça risque
de devenir un vrai défilé !) et pour les auxiliaires
de vie par des déplacements inadéquats.
De fait on nous décourage diversement et à force
de nous enlever petit à petit des heures, pour les donner
parfois à dautres vacataires nouvellement embauchées,
on en arrive de nous-mêmes à ne plus vouloir renouveler
nos contrats qui si la Mairie persiste dans cette gestion seront
moins intéressants financièrement que de rester
au chômage. Comme cela il ny aura pas de démission
à comptabiliser ! On a vraiment limpression que
ce soit au niveau des usagers ou des auxiliaires de vie dêtre
traités comme du bétail.
Patrice
- Monsieur Rufenacht fait
du bruit
Le bruit est aujourdhui la nuisance la plus mal supportée
:troubles du voisinage, pollution sonore urbaine, bruits au travail
sont les principaux maux reconnus et évalués.
Le bruit au travail par exemple est responsable de 11% des accidents
du travail, de 15% des journées perdues, de 20% des internements
psychiatriques. Il entraîne un coût annuel de 35
milliards de francs, cest un véritable fléau
social.
Alors quand il faut en plus supporter avant et après sa
journée de travail les divers bruits du milieu urbain,
le ras le bol sinstalle vite chez les citadins.
Au centre ville du Havre par exemple bien que lanalyse
de létat initial du site et de son environnement
pour limplantation de la ZAC Coty ait fait apparaître
« une pollution sonore fortement liée à la
circulation très dense dans le secteur avec un niveau
sonore relativement élevé, supérieur à
70 dB(A) à lheure de pointe » et « des
niveaux observés en période de nuit élevés
», Monsieur Rufenacht na pas hésité
un instant, en toute connaissance de cause, à accepter
des flux automobiles supplémentaires devant sétablir
à environ 700 véhicules/heure en entrée/sortie
de parking du centre commercial aux horaires de pointe, ainsi
que des flux de livraison estimés entre 15 et 20 véhicules/jour,
les poids lourds circulant maintenant en ville dès cinq
heures du matin pour livrer la ZAC (cf : létude
dimpact relative au permis de construire du centre Coty)
.
Quand Dominique Prevost - Adjoint au Maire chargé de la
voirie - rétorque aux riverains mécontents du bruit
de la ZAC « Toutefois, depuis louverture de ces équipements,
la situation est redevenue normale et le trafic de camions na
pas subi daugmentation importante dans ce secteur »,
ou cest un hypocrite ou il méconnaît son dossier
! Cest aussi très facile de botter en touche en
arguant du fait quil nexiste au Havre aucune réglementation
sur le plan général des poids lourds à lexception
de larrêté municipal du 12 avril 1988 qui
définit les conditions spécifiques du stationnement
de ce type de véhicules la nuit. Lancienne municipalité
na rien prévu concernant ce problème alors
la nouvelle équipe municipale joue aux Ponce Pilate et
se donne le temps de la réflexion.....alors quil
aurait été si simple de nautoriser les livraisons
quaprès lheure de pointe (9h).
Monsieur Rufenacht qui habite comme les bons bourgeois havrais
« la côte » se moque bien entendu des nuisances
sonores occasionnées aux Havrais (chaufferie de Tourneville,
circulation des poids lourds en ville
) pourvu que les projets
menés à bien fassent leffet de la poudre
de Perlin pinpin sur de potentiels électeurs lors des
prochaines échéances électorales.
Monsieur Rufenacht défend ses intérêts de
classe mais dans la lutte sociale du pot de terre contre le pot
de fer, ce nest pas toujours le pot de fer qui gagne, Monsieur
le Maire-RPR.
Patrice